Révolte
Texte Alice Birch
Traduction Sarah Vermande
Mise en scène : Béatrice Bompas
Lumière : Serge Lattanzi
Scénographie : Julie Laborde
Jeu : David Fernandez, Marie Forissier, Josiane Carle,
Stéphane Kordylas, Margot Segreto
Création les 27 et 28 novembre 2019 au Corbusier à Firminy - 20h30
Le 10 mars 2020 à l'Espace Culturel la Buire - 20h30
Le 25 mars à l'INSA de Lyon - 12h45 et 19h30

L'inégalité est le caractère de ce qui n'est pas égal. Les inégalités sociales désignent les traitements différents qui peuvent avantager une classe sociale, un groupe ou un individu par rapport à d'autres et qui établissent des hiérarchies sociales. Certains régimes sont, par construction, fondés sur l'inégalité.
Rire.... Surtout.
La pièce d’Alice Birch est en elle-même une révolution, elle joue de toutes les conventions. Elle commence par son propre travail et introduit dans les saynètes cinglantes qu’elle développe une bombe dans les conventions théâtrales.
Cet aller-retour entre l’acteur et le personnage qu’il incarne le temps d’une situation, d’une scène, d’une réplique, ne permet pas de croire un seul instant au réalisme sordide proposé. Nous sommes dans le point de vue, dans le grand rire salvateur qui met nos travers (tous sexes confondus) au centre du plateau.
Rien n’est sérieux dans cette pièce sauf la pensée qu’ Alice Birch distille, à savoir qu’il est temps de reconsidérer les rapports homme / femme. Rapport de communication, de sexualité attendue, de paternalisme, de revendications....
Le texte est féroce, radical, cru, il joue de nos tabous mais il en joue tellement bien que nous basculons avec l’auteur, l’auteure ?, dans un délire débridé, un hymne à la vie et à la résistance d’une immense puissance, d’une immense jubilation.
Toutes nos représentations sont ridiculisées, sans didactisme ou autres sermons, la parole est libre, elle se déploie et nous entraine en envoyant valser par les mots disséqués nos réflexes grégaires. La parole ici nous dérange. Et le désordre nous permet de rire de nous –mêmes.
La partition donnée à jouer aux acteurs est une écriture qui met le public de connivence, l’acteur commente, décroche, désapprouve, a du mal à dire les énormités écrites... Toujours de manière renouvelée, inattendue, ludique et malicieuse.
Alice Birch fustige le bien-pensant, c’est comme un grand vent qui assainit les pensées sclérosées.
Qui aurait cru que la vie puisse être moche à ce point.
Galop d’essai : Pour l’instant ...
Lecture mise en espace
Durée 1h.
Avec : Béatrice Bompas, Marie Forissier, Stéphane Kordylas
Et des textes de : Véronique Blanchard, Camille Claudel, John Irving, Choderlos de Laclos,
Margaret Mead, Louise Michel, Molière, David Niget, François Poullain De La Barre.
Qu’est-ce qui est universel ?
Le jour et la nuit
Le cycle des saisons
La lune qui inlassablement, croît et décroît
Le frai des poissons
Les migrations des oiseaux
Les animaux, différents les uns des autres
De même que les individus
Comme la femme et l’homme.
A partir de sources littéraires, ethnologiques, législatives interrogeons donc cette différence entre femme et homme, cherchons l’universel. Universel ? Non, la différence est culturelle, elle a été inculquée et l’habitude a fait office de nature.
Aujourd’hui cette habitude est une chape, les relations femme / homme ne peuvent devenir égalitaires que si la pensée interroge le bien fondé de ces habitudes. Intelligence, humour, force et courage sont les outils de notre évolution.
