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L'Opéra de la lune

Texte Jacques Prévert

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Mise en scène : Béatrice Bompas

Lumière : Serge Lattanzi

Création musicale : Pauline Dupuy, Christophe Serpinet

Scénographie : Julie Laborde

Jeu : Pauline Dupuy, Stéphane Kordylas, Christophe Serpinet

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Jeune public à partir de 6 ans (CP)

Durée 50 minutes 

Création les 27 et 28 novembre 2017 - 4 séances scolaires à 10h et 14h30 à l'Espace Culturel la Buire  

Le mardi 6 février 2018 à 14h en séance scolaire et 18h30 en tout public au Théâtre de Roanne 

Le vendredi 23 février à 17h et le samedi 24 février à 17h au Théâtre Copeau - Opéra de Saint-Étienne

Qu'est ce qui pèse plus lourd 
un kilo de plomb dans la tête ou 
un kilo de plume sous la tête dans l'oreiller quand on rêve ?

Michel Morin, Mimo, est un petit garçon qui n’est pas gai. Il n’y a pas beaucoup de soleil là où il habite.

Il n’a jamais connu ses parents. Il s’ennuie à l’école. Il vit chez des gens qui ne sont ni bons ni méchants, ils ont autre chose à faire, ils n'ont pas le temps.

Mais lorsqu'il y a la lune, Mimo est content.
Elle lui montre des choses très belles dans son sommeil...

Les habitant de la terre alors d'interrogent : mais que se passe-t-il ? Pourquoi ? Ils font quoi sur la lune ? Comment vivent-ils ? Qui sont-ils ? Pourquoi ne sont-ils pas restés sur la terre ?

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L’équipe est composée de trois interprètes dont deux sont musiciens et chanteurs en plus de comédiens. Pour ce spectacle nous allons recomposer une partition musicale, mettant en évidence l’opposition entre Terre et Lune et développant les thèmes musicaux au fil du récit. La chanson de l’œuvre originale sera chantée, mais dans une proposition contemporaine. Différents instruments viendront soutenir la partition de la contrebasse. La contrebasse, jouée par Pauline Dupuis, sera dans notre propos la voix de la Terre, par extension dans l’imaginaire et la compréhension de Mimo, la voix de la nostalgie, de la violence et de l’absence. La voix de la Lune, celle de la tendresse et de la joie, sera créée par Mimo lui-même, alias Christophe Serpinet, c’est la musique du paysage de l’enfance intérieure...

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Les enfants ont tout, sauf ce qu'on leur enlève.
Les enfants ont tout, sauf ce qu'on leur enlève.

Nous voilà projetés dans l’univers de l’enfance, mais une enfance bien éloignée des clichés. Mimo a ouaté son univers, il le propose, le raconte, mais peu lui importe votre avis. C’est là qu’il s’est mis à l’abri. Dans cet univers, il n’est plus orphelin. Son père et sa mère sont là, mieux, ils sont eux aussi des enfants. Il n’y a pas de problème d’argent, tout est gratuit. Le travail est un plaisir. La guerre est une légende. Le bruit qui fait souffrir ne peut pas y entrer. Mimo est différent, pas vraiment autiste, mais très loin de ce que demande l’apprentissage des règles de la Terre. Tout est apesanteur chez lui, en lui. Puisqu’il est si difficile de trouver sa place ici-bas, il veut monter, être léger, comme les plumes, les astres et les idées.

 

Tel que le propose la fantaisie irrévérencieuse de Prévert, le monde bien-pensant interroge Mimo sur sa différence. Mais l’indifférence, la sérénité prêtent peu à la moquerie, qui laisse bientôt place à l’intérêt teinté d’envie. Dans notre trio, cette parole est portée par le comédien, Stéphane Kordylas. Il est tout à la fois narrateur et vox populis. Celui qui raconte et celui qui est séduit. Car le fil du spectacle dénoue les certitudes, les acquis, les « c’est comme ça ». Et bien non pas forcément, cela peut être autrement, et il faut essayer coûte que coûte. Un peu de Lune au clair de Terre. 

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